
par les guerres, les génocides et les conflits. Le nombre de morts,
d'états eurent de lourdes répercussions
historiques. Les deux guerres mondiales
entraînèrent une mobilisation internationale.
À elle seule première guerre mondiale
fit neuf millions de victimes et plus
de vingt millions de blessés. On dénombra
au moins 55 millions de morts durant
la seconde guerre mondiale.
La réalité est que les victimes les plus
durement touchées ne sont pas les combattants
eux-mêmes mais les millions de
civils, femmes, enfants, personnes âgées
qui sont massacrés dans ces conflits. Au
fur et à mesure des évènements, l'utilisation
du terme de génocide est devenue
courante. Le Vietnam, la Palestine, le
Cachemire, le Rwanda, la Bosnie et la
Tchétchénie ont tous été touchés par la
guerre, chacun avec son lot de vies
humaines sacrifiées. Des dizaines de milliers
de personnes furent exilées et torturées.
L'épisode de Pharaon relaté dans le Coran peut s'apparenter aux évènements
actuels. Les massacres qui avaient lieu à l'époque de Pharaon
ciblaient toujours les pauvres, les démunis et les sans-protection:
"Pharaon était hautain sur terre; il répartit en clans
(Sourate 28, "al-Qasas", Le récit, v. 4)
"Rappelle-toi quand Moïse dit à son peuple:
filles. Il y a là une dure épreuve de la part de votre Seigneur.'
De nos jours, la couverture médiatique des meurtres de masse montre
explicitement à quel point leurs auteurs sont privés de toute humanité.
Ils sont complètement dépourvus de sensibilité morale et de sentiment
humain, et ne savent même pas pourquoi ils tuent.
Il en va de même pour les guerres. Les têtes pensantes des états
sèment les graines de discorde et planifient les guerres dans le sens de
leurs intérêts particuliers, alors que les pauvres soldats n'ont pas toujours
idée des enjeux pour lesquels ils luttent.
Ces individus deviennent cruels, au point de perpétrer d'atroces massacres
à cause des idéologies que leurs leaders s'efforcent de justifier.
Dans un système où l'être humain s'apparente à l'animal, la torture, le
tourment et la violence trouvent leur place puisque plus aucune valeur
n'a de sens. À partir de ce constat, on peut comparer certains leaders
politiques contemporains – ceux qui en particulier veulent détenir le
pouvoir sur terre et qui sont les forces motrices de la violence de nos
jours – à Pharaon et à ses troupes. Voici le sort que Dieu leur réserve:
"Nous fîmes d'eux des dirigeants qui appellent les gens au Feu.
Les racines de la violence
Comment un individu peut-il tuer un être humain sans être consumé
par le sentiment de culpabilité? La pensée matérialiste qui a eu un fort
impact aux 19ème et 20ème siècles apporte des éléments de réponse.
vie humaine, c'est pourquoi elle place les ambitions personnelles au-dessus
de la vie du faible. Les individus qui qualifient la matière de parfaite
d'une part et nient l'existence de l'esprit d'autre part sont capables de
tout. En revanche, le Coran attache une importance primordiale à la vie
humaine. Un verset stipule que tuer une personne revient à tuer l'humanité
entière:
"C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque
tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption
sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui
fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes.
En effet, Nos Messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis, voilà,
qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre
des excès sur la terre." (Sourate 5, "al-Mâ'ida", La table servie, v. 32)
Des millions de personnes ont perdu la vie au cours de l'histoire
pas, on n'exile pas, on ne torture pas, on n'emprisonne pas, on ne maltraite
pas. Le Coran ordonne de traiter les hommes avec justice et correction.
Il appelle à s'écarter de la violence, de la cruauté, de l'avidité et à ne
jamais dépasser les limites fixées. Afin de dénoncer la violence et l'injustice
pratiquées sur terre, nous devons assurer notre devoir d'information
sur Dieu, sur le Jour du jugement, sur les valeurs du Coran et celles de
la Sounna. Ceux qui n'assument pas cette responsabilité ou l'ignorent
simplement doivent craindre la colère de Dieu, car Il teste l'homme dans
ce monde:
"Nous avons fait périr les générations d'avant vous lorsqu'elles eurent été
injustes alors que leurs messagers leur avaient apporté des preuves.
Cependant, elles n'étaient pas disposées à croire. C'est ainsi que Nous
rétribuons les gens criminels. Puis nous fîmes de vous des successeurs sur
terre après eux, pour voir comment vous agiriez." (Sourate 10, "Yoûnous",
Jonas, v. 13-14)
Les causes de la guerre
Seule, l'analyse des causes des guerres peut nous éclairer sur les raisons
irrationnelles sur lesquelles elles sont basées. Aucune guerre ne justifie
les milliers de morts et de blessés qu'elle cause. La guerre engendre
une douleur durable dans la population et elle ruine les économies. À
travers la guerre, l'homme montre combien il est impitoyable et égoïste,
dépourvus des qualités humaines de compassion, de clémence et de
bonne volonté. Il n'est animé que par son avidité personnelle et sa soif
de pouvoir. Le Coran décrit cet individu:
"Dès qu'il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer
‘Redoute Allah' , l'orgueil criminel s'empare de lui.
en particulier lorsqu'il est question d'innocents et d'enfants. Il faut laisser l'aspiration à la paix
à propos d'un morceau de terre dégénère irréversiblement en conflit
armé. Les faits montrent que les pays en guerre consument toutes leurs
richesses en armement tandis que les budgets alloués à l'éducation et à
la santé sont négligés.
Les intérêts des lobbies et des entreprises puissantes sont
souvent au coeur de ces conflits. Pourtant c'est le peuple
qui est le plus touché par les douloureuses conséquences
de la guerre. Les deux camps ne récoltent que
des ruines. Dieu promet le tourment à ceux qui
sont injustes:
"Il n'y a de recours que contre ceux qui lèsent les gens et
Les ressources naturelles (mines, gisements, pétrole, eau…)
Les pays qui en sont privés cherchent
à tout prix à mettre la main dessus.
Les nouvelles technologies et une planification
appropriée pourraient calmer
les ressentiments. Au lieu de cela,
certains pays se consacrent à un jeu de
pouvoir et d'influence via les guerres. Ils ne s'embarrassent pas des ravages
matériels ou humains qu'elles causent.
Les conséquences d'une vie vécue en dehors des préceptes
du Coran
Dans la sourate an-Nisâ, Dieu mentionne que tout croyant est responsable
d'assister le démuni:
"Qu'avez-vous à ne pas combattre dans le sentier d'Allah,
Appelez les hommes à craindre Dieu! Faites-leur le rappel du Jour du
jugement où ils devront rendre compte de leurs actes!
Les soldats ne sont pas les seuls à souffrir de la guerre. En plus des pertes humaines
et matérielles, les guerres causent de sérieux dommages psychologiques aux civils.
Dieu évite l'injustice et la violence. À défaut de ce constant souci de
Dieu, rien ne peut empêcher l'homme de commettre le mal: car à la première
occasion, ses mauvais instincts reprennent le dessus. Celui qui saisit
la supériorité du Coran peut donner une dimension honorable à sa
vie en adhérant aux valeurs du Coran et en appelant les autres à faire de
même. Tout musulman sérieux a le devoir d'exprimer la béatitude, la
joie, la sécurité et la confiance que la religion lui apporte. Si toute l'humanité
se rendait compte de cette richesse, la paix s'imposerait d'elle-même.
La paix devient possible seulement si les valeurs du Coran et celles de la
Sounna sont adoptées dans le monde entier, faute de quoi le bénéfice et
la joie du Coran resteront confinées à une région alors que d'autres continueront
à vivre dans des conditions misérables.
L'appel à l'aide des pays démunis
Dieu a créé toute chose avec une finalité, mettant ainsi à l'épreuve le
croyant. Ce dernier reconnaît ses responsabilités: attester de l'existence
d'un Dieu unique, ordonner le bien et interdire le mal, lutter intelligemment
contre les détracteurs de l'islam… Les communautés du bien émergeront
à condition que la religion se soit transmise. Dieu nous rappelle
les responsabilités que les croyants doivent assumer:
Ceux qui croient au Coran, ne peuvent rester indifférents à l'appel désespéré des démunis et cela quelles que soient les circonstances.
pensée matérialiste qui rejette en bloc la religion. Bien sûr, cette lutte se
fera pacifiquement et sera basée sur le Coran. Une fois que les fondations
des idéologies seront anéanties, toutes les réflexions qui reposent dessus
s'effondreront une à une. Dieu nous informe dans le Coran qu'une fois la
vérité révélée, le mensonge est voué à disparaître:
Il est de notre devoir de sortir l'humanité de ce triste monde incrédule
et de l'encourager vers la voie du bien et celle de la vérité. Nous allons
consacrer les pages qui suivent à parler de quelques pays tourmentés
par la guerre. L'intention ici n'est pas d'apporter une information complète
sur ces conflits, des milliers d'ouvrages et de rapports sont disponibles
pour obtenir les informations. Notre intention est simplement de
motiver les personnes consciencieuses pour les pousser à aider les opprimés
délaissés. Il est important de rappeler aux croyants ce noble devoir,
de les faire méditer sur les conflits qui ravagent certains pays et sur la
détresse à laquelle des hommes, des femmes et des enfants doivent faire
face. On ne peut pas se cacher derrière des prétextes du type: "Je ne peux
rien faire, c'est à l'autre bout de la planète."
Toute la palette d'organisations humanitaires, de protection des
droits de l'homme et de développement dont la finalité est de protéger
et de secourir les victimes n'apporte que peu de solutions concrètes. Les
performances de ces organisations ne sont pas à la hauteur des moyens
financiers et humains considérables dont elles disposent.
Les gens doivent prendre conscience du fait que le "sauveur" attendu
au Kosovo, en Bosnie, au Cachemire ou en Palestine aujourd'hui est celui
qui vit sincèrement selon les valeurs du Coran.
Tchétchénie
L'actuelle guerre entre la Russie et la Tchétchénie est héritée de l'histoire
du 20ème siècle. Les attaques russes en Tchétchénie tuent principalement
des femmes et des enfants civils. Régulièrement, les images dévoi-
lent au monde entier qu'aucune chance de survie n'est laissée aux femmes,
enfants et civils qui subissent ces assauts. Une seule bombe lâchée
sur une maternité causa la mort de quinze bébés. La politique barbare
des dirigeants russes consiste à ordonner aux soldats d'exécuter les civils
qui quittent leur village pour se réfugier dans les pays limitrophes.
Ce massacre est comparable à celui de Pharaon contre son peuple. Le
Coran raconte:
des dirigeants tels que Pharaon. Un bref historique nous permettra de
mieux comprendre la violence qui règne en Tchétchénie.
En 1918, le Caucase, dont faisait partie la Tchétchénie, était sous le
contrôle de la Russie soviétique. Le pouvoir communiste régnait alors
sur un très vaste territoire, divisé par des frontières artificielles séparant
les différents groupes ethniques. Des déplacements furent imposés afin
de respecter cette séparation ethnique. Pendant la deuxième guerre
mondiale, le régime communiste mena des opérations secrètes de déportation
du peuple caucasien vers la Sibérie et le Moyen-Orient. Des milliers
de personnes n'arrivèrent pas à destination vivantes. Le régime
communiste donna leurs terres à d'autres communautés. Lorsqu'après
plusieurs années les Caucasiens retournèrent chez eux, ils trouvèrent
leurs maisons occupées par d'autres personnes. La politique de Moscou
du "diviser pour mieux régner" adoptée à l'époque envenima les tensions
ethniques.
La terre entière est témoin des atrocités en Tchétchénie, mais seule une minorité de personnes scrupuleuses intervient.
nationalistes et les rivalités ethniques. Certains groupes déclarèrent
leur indépendance au sein des frontières de l'ancienne Union. D'autres
restèrent sous le contrôle de la Fédération Russe, en acquérant toutefois
une indépendance économique. Le peuple de Tchétchénie composé de
1,2 million d'individus entama sa lutte pour l'indépendance sous
L'affrontement entre les Russes et les Tchétchènes dura 18 mois et prit
fin en 1996. Les Tchétchènes déclarèrent alors leur indépendance au
moment du retrait des troupes russes. Un accord de paix fut signé en
1997 entre Moscou et Grozny pour mettre un terme officiel à la guerre.
Ce traité reconnaissait de fait l'indépendance de la Tchétchénie. Toutefois,
un accord antérieur permettait à la Russie de reporter la reconnaissance
du statut final de la Tchétchénie jusqu'à fin 2001.
Les autres républiques suivirent l'exemple du peuple tchétchène. Le
Conseil des Peuples Nord Caucasiens se réunit à Grozny, capitale tchétchène,
en 1998. Lors d'une réunion, les peuples du Caucase Nord se
mirent d'accord sur un traité de non-agression. Le conflit de 1999 trouvent
ses racines dans les décisions prises lors de cette réunion.
|
Les forces russes bombardèrent plusieurs villages du Daghestan. Les
villageois au nombre de 1500 sollicitèrent l'aide de la Tchétchénie. Un
vétéran tchétchène, Shamil Basayev, répondit à cet appel durant l'été
1999. Après les bombardements massifs, il ne resta des villages que des
ruines et deux survivants. Cette opération fit basculer la Tchétchénie
dans une nouvelle guerre contre la Russie.
Le Daghestan est voisin de la Tchétchénie. Sa population est à 80%
musulmane. Les habitants du Daghestan firent appel aux Tchétchènes
contre la Fédération russe parce ces derniers vainquirent les Russes lors
de la campagne de 1996.
Dans une lettre au Pape Jean Paul II, le Président tchétchène Aslan Maskhadov écrivit que 3265 civils furent tués et 5000 blessés suite à un assaut aérien russe qui dura un mois. |
Quel que soit le motif de la guerre, systématiquement ce sont les
femmes, les enfants et les pauvres qui sont les premiers touchés. Ils
souffrent de la pauvreté, de la faim et des épidémies. La principale
ambition de la Russie a toujours été de déplacer les Tchétchènes de leur
patrie afin de les assimiler et d'ouvrir leur terre à d'autres ethnies. Cela
semble justifier le massacre de milliers d'innocents sans défense et pire
encore, face à cette barbarie le monde reste indifférent à ce qui se déroule
sous ses yeux.
La vulnérabilité du Cachemire
Le Cachemire est broyé entre l'Inde et le Pakistan. Historiquement,
ses pertes en vie humaine sont lourdes. Après le retrait de la Grande Bretagne
de l'Inde, les Indiens musulmans fondèrent un État musulman
séparé: le Pakistan. Il y eut alors un flux de population de l'Inde vers le
Pakistan. Mais, le Jammu et le Cachemire, des régions à forte densité
musulmane, restèrent sous tutelle indienne, suite aux efforts du pouvoir
indien et au soutien britannique. Depuis ce jour, les tensions au Cachemire
n'ont jamais cessé. Les Cachemiris ne cherchent pas l'indépendance,
mais simplement à être rattachés au Pakistan.
À cause de leur résistance, les musulmans cachemiris subissent les
attaques incessantes de l'État indien qui n'hésite pas à recourir aux
Depuis de longues années, les musulmans indiens du Cachemire restent patients face à la violence. Vivre selon le Coran est l'unique moyen de stopper cette torture.
armes chimiques contre les civils. En 1947, 1965 et 1971, la recrudescence
de violence causa la mort de milliers de musulmans. Les femmes
furent violées. La population fut massacrée; personne ne fut épargné. La
politique d'assimilation se poursuit encore aujourd'hui. D'après les rapports
d'organisations internationales, des centaines de personnes sont
mortes au Cachemire suite aux tortures et des milliers d'autres ont été
mutilées. Les Indiens brûlent les habitations, ils interdisent les journaux
et ferment les écoles islamiques.
Le rapport d'un journaliste qui visita un camp de réfugiés au Cachemire
rend compte des pénibles conditions de vie qui y règnent:
"Le camp de réfugiés de Ambor fut crée en 1990 pour les Cachemiris fuyant
Jammu et Cachemire. Les conditions de vie y sont déplorables. Les gens sont
comprimés dans de petites cabanes en boue. Dans une hutte de plain-pied
dans laquelle nous pénétrâmes, il n'y avait qu'un seul lit. Nous avons
demandé combien de personnes vivaient dans cette pièce. Ils étaient neuf. Le
camp logeait 214 familles, soit un total de 1110 personnes. La vue d'une seule
de ces huttes de boue suffit à donner une idée des conditions de vie de ce
camp. Ces huttes possèdent en général deux chambres… Quelques pièces de
vaisselle usée, un ou deux lits, si on peut les appeler ainsi. Une mère était
agenouillée dans un coin avec un bébé dans les bras. Une marmite bouillait
sur un feu alimenté par quelques branches sèches. Autour de moi, il n'y avait
pas trace de nourriture! Je n'ai pas eu le courage d'ouvrir la marmite pour
voir s'il y avait quelque chose dedans. Dans plusieurs tentes, je vis qu'il n'y
avait ni nourriture ni lit! Dans l'une d'elles, il y avait un vieux bout de drap
étendu au milieu. Apparemment, il servait de lit. Quand je demandai le nombre
d'occupants de cette tente, on me répondit qu'ils étaient onze… Il y avait
encore une simple marmite de fer qui bouillait dehors!"
On peut essayer de justifier notre immobilisme par l'éloignement
géographique de cette région, mais il est inhumain et peu islamique de
penser ainsi. Comme nous l'avons mentionné plus haut, la responsabilité
du croyant est de communiquer au plus grand nombre: chez soi, au
sein de sa famille ou à l'autre bout du monde.
Le nettoyage ethnique au Kosovo
Le Kosovo, région à majorité musulmane était sous contrôle ottoman
jusqu'au moment de la guerre des Balkans en 1912. Le peuple kosovar a
hérité de l'islam de l'Empire Ottoman. La fin de la Guerre Froide bouleversa
les frontières et les régimes politiques des Balkans. L'Empire Ottoman
jouait un rôle de consolidation dans cette région. Lorsqu'il fut
déchu, les Balkans s'effritèrent. Ce qui se produit aujourd'hui en Bosnie
et au Kosovo est le résultat de ce développement historique.
10.000 réfugiés furent refoulés au poste frontière Morina entre l'Albanie et la Yougoslavie. Ils furent détournés et enfermés dans des bâtiments stratégiques, cibles faciles pour les bombardements. L'ambassade albanaise de Rome rapporta que 25.000 réfugiés kosovars manquaient à l'appel. Les forces européennes de l'OTAN estiment le nombre de réfugiés kosovars à 960.000. D'après les informations fournies par le KLA (Armée de libération du Kosovo), le ministère des affaires étrangères anglais affirme qu'il y a plus de 400 000 civils albanais réfugiés dans les régions montagneuses du Kosovo. Selon les autorités du KLA, 40.000 civils qui cherchaient une protection dans les vallées de Mont Berisha tombèrent dans une embuscade serbe.
C'est l'une des 300.000 familles qui fuirent le Kosovo suite à l'opération de l'OTAN lancée le 24 mars 1999. Les queues de réfugiés affamés s'allongent sur des kilomètres. Toutefois, ils préfèrent cette situation à celle plus précaire encore de ceux restés au Kosovo.
La population du Kosovo s'élève à deux millions d'individus; 90% d'entre eux sont des Albanais musulmans. Les territoires de la province ne représentent que 12% de la Serbie. En 1989, la police entièrement constituée de Slaves mena des actions répressives contre les musulmans. De plus, les Serbes interdirent l'enseignement de cours en albanais. Depuis le 28 février et jusqu'à aujourd'hui, les Serbes continuent à violenter les Kosovars.
Les trois années de violences perpétrées contre les musulmans en
Bosnie illustrent bien la persécution dont souffrent certains hommes sur
terre. Avec le déclenchement de la guerre par les Serbes en avril 1992,
l'objectif était d'annihiler les musulmans en quelques
semaines ou de les forcer à émigrer. Mais les troupes
de musulmans bosniaques opposèrent une résistance
inattendue. La guerre dura jusqu'au printemps 1995.
La violence de cette histoire était sans précédent dans
l'histoire du monde. Les Serbes ont tué plus de 200.000 musulmans bosniaques,
ont expulsé plus de deux millions de personnes de leurs foyers
et ont violé plus de 50.000 femmes musulmanes. Dans les camps de concentration
serbes, les musulmans étaient soumis à des tortures insuppor-
tables, des dizaines de milliers d'individus sont aujourd'hui mutilés. Il
est frappant de voir que les Serbes, auteurs de telles cruautés et les Bosniaques,
victimes de la haine serbe font partie de la même race et parlent
la même langue. Leur seul point de divergence est la religion. En
d'autres termes, ce à quoi nous assistons en Bosnie et au Kosovo n'est
rien d'autre qu'une guerre de religion. Certains pensent que l'Église
Orthodoxe a fomenté cette guerre par haine pour l'islam.
Les soldats serbes isolèrent dans un premier temps les villages bosniaques, en contrôlant toutes les sorties. Ensuite, avançant plus avant dans le pays, ils terrorisèrent les villageois par des attaques armées intensives. Ils menaçaient les villageois de mort pour qu'ils se rendent. Leurs sorts ne dépendaient, en réalité, que du bon-vouloir des soldats.
Un des camps de concentration en BosnieAfin de palier au manque de place dans les cimetières, on mit en place des endroits comme ceux montrés sur la photo.
La vie est aussi précaire pour les musulmans d'Indonésie que s'ils
vivaient dans un pays en guerre. Ce grand pays, dont la surface correspond
à celle de l'Europe, est le quatrième pays du monde en terme de
population, avec 210 millions d'habitants (prévisions pour 2005). Environ
87% de la population est musulmane. Trois cent groupes ethniques
s'y côtoient. Bien que la communauté musulmane soit la plus nombreuse,
elle a toujours été la cible d'une sévère oppression.
En Indonésie, ancienne colonie néerlandaise, le pouvoir a toujours été
entre les mains de la communauté javanaise,qui représente 7% de la
population. Après l'indépendance,l'élite dirigeante javanaise lutta pour
conserver le contrôle complet du pays. C'est pourquoi,elle s'efforça de
construire le concept de la nationalité indonésienne, ou plutôt javanaise,
en dépit de la composition multiethnique du pays.Inévitablement,les mouvements
réactionnaires des musulmans de Ache Sumatra déclarèrent leur indépendance
en 1953.La classe dirigeante assimila cette déclaration à une trahison de la part
des musulmans. En réaction, elle ordonna des exécutions de masse. En 1968,
Suharto, soutenu par les États-Unis devint Président et massacra un million
de personnes selon les rapports d'Amnesty International.
élu président pour la septième fois, la
corruption était déjà endémique en Indonésie.
Le népotisme lui permettait de s'enrichir davantage.
cha les émeutes en réaction à ce régime atroce et au malaise économique.
La hausse de 100% des prix des biens de consommation était une provocation.
La foule réagit violemment dans les rues de Jakarta. L'armée
réprima la révolte en tirant sur la foule, faisant des milliers de victimes.
L'objectif de la population était simplement d'améliorer ses conditions
de vie et de se délester de l'oppression.
La chute de Suharto ne rétablit pas l'ordre en Indonésie. Malgré la
succession de gouvernements, les conflits ne se sont jamais éteints dans
le pays. Afin de libérer leur pays de l'injustice, de la violence et du désordre,
les Indonésiens doivent adopter le mode de vie dicté par le Coran et
la Sounna car ce dernier efface toute inégalité économique, toute dissidence,
toute injustice et toute violence.
Une communauté musulmane coupée du reste du monde:
les Turcs ouïgours dans l'est du Turkestan
Le Turkestan oriental est un pays peu connu. Il couvre une superficie
égale à deux fois la Turquie. Le monde est ignorant des atrocités commises
par le régime communiste chinois contre cette population musulmane
qui aspire simplement à accomplir ses obligations religieuses. L'accès
aux territoires de cette communauté est interdit. L'ethnie musulmane en
question est celle des Ouïgours, pour la Chine, il s'agit de la province du
Xinjiang. Bien que ces chiffres ne soient probablement pas exacts, la
population de la province s'élèverait à 20 ou 30 millions de personnes
selon les dires des institutions et associations qui sont présentes sur
place. Les musulmans affirment que les Chinois minimisent
volontairement ce chiffre. La Chine porte un intérêt
naturelles qu'il contient. De récentes recherches ont décelé
des sols riches et des réserves considérables en pétrole. Des sources officielles
chinoises confirment l'existence d'une réserve de 20 à 40 milliards
de tonnes de pétrole dans la région. Certaines entreprises pétrolières
occidentales prétendent que ces réserves sont suffisamment importantes
pour être comparées à celles de l'Arabie Saoudite.
Le Turkestan oriental est sous la souveraineté de la Chine depuis 250
ans. La Chine n'a jamais admis le droit à l'indépendance du peuple du
Turkestan oriental et chacune de ses tentatives pour se libérer a été réprimée.
La Chine ne fait que reconnaître le Turkestan oriental, territoire
musulman, comme province annexée à ses territoires. En 1949, l'arrivée
Le génocide au Turkestan oriental (pays faisant partie des territoires chinois) se poursuit. Les soldats chinois battent et torturent à mort les femmes rassemblées dans les mosquées. Les arrestations continuent. En trois jours (entre le 4 et le 7 février 1997), 3 500 Ouïgours furent arrêtés et internés dans des camps. Au total, en 1997, plus de 70 000 personnes furent arrêtées. Les Chinois ont recours à la stérilisation et aux avortements de masse afin de limiter la démographie des Ouïgours. Ils les soumettent à des tests nucléaires. Ils interdisent les différents cultes religieux. Ils obstruent l'éducation des jeunes quand ils ne les emprisonnent pas. Ils renforcent la présence chinoise en envoyant des familles chinoises vivre parmi les Ouïgours. |
Les musulmans qui résistèrent aux politiques d'assimilation chinoises
furent brutalement massacrés et leurs droits niés. Entre 1949 et
aujourd'hui, près de trente cinq millions de personnes furent tuées.
Parallèlement, la torture et la répression sous toutes leurs formes faisaient
partie du lot quotidien de ceux qui restaient. Les hommes étaient
enterrés vifs, les femmes étaient violées… En 1953, les musulmans représentaient
75% de la population et les Chinois seulement 6%. En 1990, la
tendance s'est renversée en faveur des Chinois. La population chinoise
représentait 53% alors que les musulmans 40%. Ces chiffres confirment
l'ampleur du génocide commis contre les musulmans au Turkestan
oriental.
Le génocide au Turkestan oriental est similaire à celui des musulmans
en Bosnie et au Kosovo. La différence, c'est que la communication avec
le Turkestan est totalement coupée. Par conséquent, l'information est très
difficile à obtenir. La Chine parvient avec succès à dissimuler les atrocités
commises, même sur Internet. En outre, le monde fait la sourde
oreille face aux événements dans cette région estimant qu'il s'agit là d'un
problème interne à la Chine. Le génocide au Turkestan oriental témoigne
du peu de valeur attribuée à la vie humaine dans les pays mécréants
comme la Chine. Aveuglés par leur athéisme, les individus ne saisissent
pas pourquoi ils ne devraient pas tuer ou torturer ceux qui ne partagent
pas leur mode de vie.
Le Tchad
Après l'indépendance du Tchad, pays à majorité musulmane, les
chrétiens prirent la tête du pays. La répartition entre ministres chrétiens
et musulmans était égale, même si le pays comptait deux millions de
musulmans et seulement huit cent mille chrétiens.
Le premier conflit eut lieu quand les dirigeants chrétiens, proches
des anciens colonisateurs, établirent des relations diplomatiques avec
Israël. Les Tchadiens musulmans étaient évidemment sensibles à la
question, en raison des incidents liés à la question palestinienne. Une
Atrocités commises sur des civils tchadiens
envers la Palestine. Les ministres musulmans affirmèrent leur position
anti-israélienne, ce qui leur valut d'être limogés du gouvernement. Certains
furent arrêtés, d'autres emprisonnés et tous leurs biens furent confisqués.
La population musulmane fut victime de la répression du gouvernement.
Ce vain soulèvement coûta la vie à un millier de personnes
et fit des milliers de blessés.
Les Philippines
Au début du 20ème siècle, les Philippines étaient sous contrôle américain
et c'est en 1946 que le pays obtint son indépendance. Même après le
retrait des États-Unis de l'île, les Philippins au pouvoir continuèrent à
servir les intérêts américains. Un des agissements principal du pouvoir
politique philippin consistait à confisquer les terres des musulmans, afin
de consolider son pouvoir sur l'île. Une loi visant à réguler la répartition
des terres entre musulmans et Philippins fut votée. D'après cette loi, un
musulman pouvait recevoir seulement le tiers de ce à quoi un Philippin
avait droit. Cette politique permit l'établissement de 3,5 millions d'immigrants
sur les terres des musulmans. Elle eut en outre pour effet de
Le dictateur philippin, Marcos (à gauche).
Le régime de Marcos a lancé une opération
d'assimilation de la population musulmane.
(À droite) Des victimes musulmanes.
avec le Président Ferdinand Marcos. Au lieu de cela, il mit en place
une opération d'assimilation des musulmans. Marcos fit de l'armée sa
machine politique personnelle à coup de hausses de salaires et de promotions
sélectives. Il remplaça l'application de la loi constitutionnelle
par la loi martiale.
Le Front de Libération Nationale Moro (MNLF) combattit au nom des
musulmans. Les affrontements sanglants firent plus de 50.000 morts,
pour la plupart des civils musulmans. Des milliers de femmes, d'enfants,
et de personnes âgées furent exécutées. Des équipes spécialement entraînées
furent instaurées pour éliminer les musulmans de la plus sauvage
des manières. Ces monstres fracassaient les crânes de leurs victimes, ils
buvaient leur sang, ils employaient des techniques spéciales de torture
pour chaque victime et après l'exécution, ils confisquaient tous leurs
biens.
Les successeurs de Marcos appliquèrent la même politique brutale et
perpétuèrent le même génocide ethnique.
Partout dans le monde, des affrontements sanglants et des guerres
dévastent les pays musulmans. La résistance palestinienne à l'invasion
israélienne est l'exemple le plus durable. Cette invasion soutenue par les
pays occidentaux entacha et continue à entacher l'histoire de centaines
de milliers de victimes. Les affrontements, les guerres et les massacres ne
reflètent que très peu la souffrance des civils.
Après les années 50, les forces israéliennes firent plusieurs tentatives
sur son voisin, le Liban. Israël sema des graines de discorde entre plusieurs
groupes au Liban, tout en les soutenant. L'objectif était bien sûr de
provoquer une guerre civile. Les conflits fragilisèrent le pouvoir libanais,
et favorisèrent donc l'invasion. Les Israéliens provoquèrent les communautés
habitant le Liban, notamment, les maronites, les chrétiens, les
Grecs orthodoxes, les musulmans chiites, les sunnites et les druzes et
attendirent patiemment de récolter les fruits de leur politique de division.
Dans les geôles israéliennes, des prisonniers palestiniens sont soumis à des traitements inhumains. Après chaque accord, les autorités israéliennes acceptent de relâcher ces prisonniers sans jamais tenir parole. Les pays occidentaux restent sourds aux appels désespérés des captifs palestiniens.
Beyrouth, 1982
Un bâtiment de Beyrouth avant et après l'invasion
du Liban en 1982. La guerre civile divisa Beyrouth en zones. Il est à
noter que chaque minorité reçut le soutien financier et matériel (armement)
de la part d'Israël, en particulier les phalangistes, qui prirent le
pouvoir.
La guerre civile au Liban éclata à priori à cause des Palestiniens qui
s'étaient installés dans ce pays après leur expulsion de Jordanie par le Roi
Hussein. Les chrétiens qui voulaient absolument expulser les Palestiniens
du Liban se lancèrent dans une guerre totale contre eux. On pourrait
croire que la guerre n'opposa que les chrétiens et les musulmans, or
au sein même des deux camps, des déchirements internes ébranlèrent la
solidité des deux groupes respectifs. Profitant de cette diversion, Israël
commença à transgresser la frontière libanaise. Par ailleurs, l'attaque de
la Syrie (qui était soutenue par les États-Unis et Israël) ébranla significativement
la défense libanaise et ajouta une nouvelle dimension au conflit:
deux pays musulmans se retrouvèrent face à face. C'est avec l'arrivée au
pouvoir du parti phalangiste appuyé par Israël que débuta la guerre sanglante
qui dévasta Beyrouth. Le Liban fut déchiré et dévasté par la guer-
re. Le massacre de centaines de civils palestiniens perpétré par les phalangistes
dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila, sous la supervision
des forces israéliennes, restera à jamais gravé dans l'histoire.
Haïti
L'histoire de Haïti, pays le plus pauvre du monde occidental, est mouvementée. Le pays fut sous contrôle américain entre 1915 et 1934. Ensuite, Haïti déclara son indépendance, pourtant l'influence des États-unis demeura à travers la constitution qu'ils lui dictèrent. Entre 1957 et 1986, la dictature régna.
Pendant cette période, le Père Duvalier puis son fils Jean-Claude Duvalier occupèrent le pouvoir. Les monopoles et les cartels qu'ils mirent en place dans les tous les secteurs économiques détournèrent des milliards de dollars de l'économie haïtienne. La dictature des Duvalier était pareille à celle des pays voisins. Les "Léopards", unité d'espionnage et les "Tontons macoutes", police secrète terrorisaient la population en perpétrant d'horribles meurtres de masse. Comme dans les autres régimes dictatoriaux, les Duvalier se pavanaient dans le luxe tandis que la population était misérable. Sous prétexte de mettre fin au désordre politique, les États-Unis organisèrent un coup d'état en 1994. Ce petit pays est un exemple typique de ce que le manque de foi apporte à la société.
Le Sri Lanka
Le Sri Lanka compte seize millions d'habitants. La majorité de la population est bouddhiste cingalaise (74%). 20% des habitants sont des Indiens Tamil. Les Cinghalais détiennent le pouvoir. Les Tamouls, concentrés dans la partie nord du Sri Lanka, lancèrent une guérilla en 1980 contre le régime politique qui a dégénéré en guerre civile sanglante.
Au Sri Lanka, même les plus petits sont impliqués dans
la guerre civile.

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