
ne se soucie guère des valeurs telles que l'amitié, les liens familiaux,
la spiritualité, la cohésion sociale et la bonne moralité.
Toutes les relations que cet individu établira dans sa vie seront sous
l'influence d'un tel raisonnement puisqu'il ne tient pas compte du fait
que Dieu est conscient de tout ce qu'il fait, ni du fait qu'il devra rendre
des comptes pour ses actes. Il ne se rappelle pas que l'escroquerie n'est
qu'injustice et il continue à s'enliser dans un raisonnement corrompu.
L'exemple suivant permettra de mieux comprendre: la personne qui
estime que l'escroquerie est un crime horrible l'évitera strictement tout
au long de sa vie. Or, l'individu qui n'a pas le même jugement et qui en
plus est appâté par le profit personnel peut sans hésitation porter un
faux témoignage contre quelqu'un ou accuser à tort un innocent. Il mettra
en avant les circonstances, ses responsabilités familiales pour justifier
son crime… Quelles que soient les excuses mises en avant, la réalité est
que la diffamation est blâmable.
Cet exemple se vérifie particulièrement lorsque les intérêts des gens
sont en jeu. Ce raisonnement vaut également pour les voleurs, les
escrocs et les oppresseurs. Dans une société qui grouillent d'individus
intéressés, l'injustice, les conflits d'intérêts et le chaos sont inévitables.
Time, 22 June 1998 | Sun, 6 March 2001 |
TIme, 7 December 1998 | L'escroquerie, la corruption et le vol peuvent s'intégrer au mode de vie d'une personne qui ne vit pas selon les préceptes du Coran; c'est ce qui lui permet de garder la conscience tranquille quand elle s'engage dans des mauvais actes. |
face, une personne qui vit selon le Coran ne s'abaisse pas à commettre ces
actes ignobles et n'affiche pas un comportement qui est en contradiction
avec ses valeurs. Celui qui nourrit une grande crainte pour Dieu n'oublie
jamais qu'un jour, il sera confronté à chacune de ses oeuvres et à chacun
de ses mots. Seule la diffusion des valeurs du Coran parmi les gens peut
éradiquer l'injustice, qui est le fruit de la détérioration morale (poursuite
de ses propres intérêts, accumulation de biens, non-considération pour les
démunis, etc.). Parce qu'à travers le Coran, Dieu ordonne à Ses esclaves de
croire et de vivre selon ces valeurs supérieures afin d'être juste:
"Ô les croyants! Observez strictement la justice et soyez
Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez,
"Certes, Allah commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux
proches. Et Il interdit la turpitude, l'acte répréhensible et la rébellion.
L'injustice ne saurait régner dans une société où les individus saisissent
le sens de la justice telle qu'elle est décrite dans le verset mentionné
ci-dessus, parce que l'environnement empreint des valeurs du Coran et
de la Sounna exige un strict exercice de cette dernière. Certains systèmes
juridiques sont plus conciliants avec les criminels par égard à leur richesse,
leur statut ou leur appartenance sociale. Or, la famille, la richesse, le
statut etc. ne justifient aucune exception. C'est pourquoi ce cas de figure
est peu probable dans une société où la vraie justice prévaut.
leurs faux témoignages. Ils n'ont cure de la souffrance des innocents
condamnés et enfermés à tort et de celle de leurs familles.
Dans le Coran, Dieu accorde une attention particulière à cette situation.
Il nous commande d'être justes quelles que soient les circonstances:
"Ô les croyants! Soyez stricts dans vos devoirs envers Allah
(Sourate 5, "al-Mâ'ida", La table servie, v. 8)
Pour éviter l'injustice, le Messager de Dieu, le Prophète Mouhammad
(pbsl) disait également: "Aucun d'entre vous ne devrait juger une personne
alors qu'il est en colère."2
Aveuglés par la crainte, l'argent ou la convoitise, les gens dévient de
ce qui est droit et juste. Seule l'acquisition des valeurs du Coran les guidera
vers la voie du bien. Quelles que soient les circonstances, quelles
que soient la menace et la coercition, quel que soit le bénéfice possible,
les croyants ne tendent jamais vers le méfait, conscients que Dieu les
entoure à tout moment. Ils sont conscients que dans l'Au-delà, ils
devront rendre compte de toutes les mauvaises choses qu'ils ont accomplies
ou dites. Dans un verset, Dieu proclame que les esclaves du Tout
Miséricordieux ne font jamais de faux témoignages:
"Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages et qui,
Il est nécessaire de noter que ceux qui placent leurs intérêts au-dessus
de la notion de justice récolteront tôt ou tard les fruits de leurs méfaits.
Le jour où ils auront besoin d'un témoin fiable, ils saisiront dans sa pleine
mesure l'injustice qu'ils ont commise. Que ceux qui ne souhaitent pas
expérimenter ce genre de situations s'efforcent de propager les valeurs
recommandées par Dieu et qu'ils adhèrent strictement aux principes
moraux du Coran!
doivent se contenter du minimum dispensé par le système public. Il va
sans dire que les ressources matérielles disponibles dans les écoles se
répercutent sur la qualité de l'enseignement.
Le libre choix du domaine d'études est recommandé dans la mesure
où un système éducatif qui donne la possibilité aux individus de recevoir
l'instruction sur la base de leurs intérêts, dispositions, et compétences
s'avère beaucoup plus bénéfique et productif. Cependant, de nos
jours, les conditions économiques et sociales sont telles qu'elles contraignent
les étudiants à mettre un terme à leurs études ou tout du moins à
s'orienter vers un domaine qui ne leur tient pas à coeur.
The Independent, 6 Oct. 2000 | The Independent, 4 Sept. 2000 |
Time, 10 Juillet 2000 | The New York Times, 1 Nov. 1999 |
du Coran, puisque l'environnement empreint de ses valeurs ne
laisse pas place à des services éducatifs inadaptés. La sagesse et l'universalité
émanant du Coran inspirent aux musulmans des solutions,
notamment en matière d'éducation. En outre, une telle société ne fait
aucune distinction entre le pauvre et le riche. Comme nous l'avons mentionné
plus haut, ceux qui aiment Dieu dépensent le superflu pour en
faire bénéficier les autres. Il suffirait de diriger ces ressources excédentaires
vers les différents domaines majeurs que sont l'éducation publique
et la santé afin de juguler l'écart entre pays pauvres et pays riches. Cela
sous-entend bien entendu que les pays riches transfèrent leurs surplus
vers les pays en développement sans rien attendre en retour.
Les questions liées à l'éducation ont une importance majeure pour les
musulmans puisqu'ils sont tenus responsables de ce qu'ils inculquent
aux jeunes gens, et notamment de la sensibilité pour le Coran qu'ils
transmettent. Les principes qu'ils doivent transmettre doivent faire
briller les signes de Dieu sur terre et dans l'univers et rendre évident l'objectif
ultime de la vie. À défaut de cela, les jeunes générations, qui sont
les réceptacles des idéologies mécréantes deviendront des adultes
improductifs, inutiles pour leurs pays, nation et religion. De fait, les
jeunes sont conditionnés pour adopter des modes de vie malsains, se
détourner des bénédictions de la religion et finalement dévier. Certes,
l'homme scrupuleux qui craint Dieu ne transige pas avec une telle responsabilité.
4. Les inégalités hommes-femmes
Dans les sociétés dépourvues de réelle justice, l'inégalité entre les
hommes et les femmes est une question d'ordre social sérieuse qui génère
beaucoup de conflits. Dans certains pays, les femmes sont traitées en
citoyens de seconde-classe, voire même en proscrits. Perçues comme des
êtres fragiles en quête de protection, elles n'occupent pas de rôles dans la
société qui inspirent le respect ou l'autorité et sont souvent victimes d'abus.
Dans les sociétés où de tels préjugés prévalent, une femme au parcours
remarquable peine à se faire accepter. En général, les femmes sont
assimilées à des êtres faibles intellectuellement qui manquent de
confiance et de détermination. Si cela est vrai, il faut élargir ce jugement
à l'humanité entière.
Parmi les candidats qui postulent à un emploi, les hommes sont habituellement
préférés aux femmes, à parcours égal, à capacités égales et à
compétences égales. Cette disposition explique pourquoi les opportunités
restent très limitées pour les femmes dans le monde des affaires.
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les besoins de tous. Pourtant, une grande partie des hommes est exclue
de ces bénéfices et plus de 800 millions de personnes souffrent d'une
extrême malnutrition. Les calories absorbées quotidiennement par 75%
de la population mondiale (soit 4,03 milliards d'individus en 1991) est
bien en dessous du niveau minimum requis. En raison de l'inégale répartition
de la nourriture dans le monde, la proportion de mal nourris varie
suivant les pays. D'autres chiffres avancent que le coût approximatif
pour satisfaire les besoins fondamentaux (nourriture, boisson, eau,
hygiène, santé et éducation) des populations des pays en développement
serait de 40 millions de dollars. Ce chiffre équivaut à 4% de la
richesse combinée des 225 personnes les plus fortunées du monde.3
Ces données statistiques montrent également que les ressources excédentaires
dans certains pays ne sont malheureusement pas rendues disponibles
pour d'autres, bien qu'elles soient vitales. Dans les pays riches,
les ressources inutiles restent inutilisées quand bien même elles seraient
transférables vers les pays pauvres d'Afrique par exemple.
Les inégalités mondiales ne se font pas seulement sentir au niveau de
la nourriture et de l'eau. Elles causent également de sérieux problèmes
dans les services de santé. Aujourd'hui, les moyens financiers dont disposent
les pays développés permettent d'importantes avancées dans la
recherche médicale et donc dans la prévention et la guérison des
maladies.
En revanche, dans les pays sous-développés et en voie de développement,
des problèmes de santé mineurs représentent des menaces
sérieuses pour la population.
Un lépreux âgé de 14 ans
principalement dans la "ceinture de pauvreté" du globe. Cette maladie qui
afflige l'humanité depuis toujours peut être traitée assez facilement de nos
jours. Alors que seuls quelques cas isolés sont rapportés dans le monde
développé, la lèpre continue à faire de nombreuses victimes dans les pays
pauvres. La longueur et le coût du traitement expliquent pourquoi cette
maladie persiste dans ces régions. Pourtant, le fait est que l'aide médicale
des pays riches pourrait largement contribuer à éradiquer ce fléau.
pays sous-développés la technologie est impotente face à de nombreuses
autres épidémies; d'autre part, les faibles moyens financiers ne suffisent
pas à mettre un terme à ces maladies. Un premier pas pour solutionner
ces questions de santé, consisterait à s'organiser rationnellement pour
transférer l'équipement inutilisé qui dort dans les entrepôts des pays
riches vers les pays pauvres.
Les inégalités mondiales se reflètent aussi en matière de disponibilité
des technologies de l'information. Les pays développés investissent
massivement dans la recherche sur les techniques agricoles d'irrigation,
afin d'accroître les zones cultivables et éventuellement exploiter les
terres stériles comme les déserts. Aujourd'hui, le pouvoir des technologies
de l'information transforme les systèmes d'irrigation. Ceux qui sont
assistés par ordinateur ont pour objectif de minimiser les pertes en eau,
de la canaliser directement à la racine des plants sous terre et donc d'économiser
la moindre goutte. Des projets sont en cours pour exploiter
toutes les ressources aquatiques, telles que l'eau de mer ou l'eau issue
des inondations pour l'utiliser dans les déserts.
De nos jours, des terres arides peuvent devenir fertiles
même dans les déserts. Assurément, il s'agit là d'une bonne nouvelle.
Cependant, l'accès à ces innovations se limite aux pays riches, tandis que
les pays en développement ne parviennent pas à exploiter leurs terres
même fertiles et sont, par la même constamment menacés par la famine.
La presse et les télévisions internationales consacrent à la misère
humaine des pages ou des heures entières d'audience afin de nous sensibiliser
à la situation de ces populations. Malheureusement, les solutions
envisagées ne s'inscrivent que dans des projets à court terme. Leurs
résultats ne sont pas durables et restent, par conséquent marginaux.
La gravité de la situation exige des solutions rapides et applicables.
Aujourd'hui, de grandes quantités de denrées alimentaires sont expédiées
dans les pays pauvres. Lorsque cette nourriture ne s'avarie pas
avant d'arriver à destination, elle s'avère être en totale inadéquation avec
les besoins des populations locales. Les associations qui organisent cette
aide manquent de crédibilité d'autant plus que parfois elles
sont touchées par la corruption.
Chaque jour, dans certains pays, des camions entiers de fruits et légumes sont jetés dans les
décharges alors que des millions d'humains meurent de faim. Il suffirait d'une allocation
rationnelle des ressources mondiales pour éviter le gaspillage et sauver des vies sur la planète.
"… Mangez de leurs fruits, quand ils en produisent; et acquittez-en les droits le jour de la récolte.
Et ne gaspillez point car Il n'aime pas les gaspilleurs." (Sourate 6, "al-An'am", Les bestiaux, v. 141)
morales telles que l'égoïsme, les intérêts personnels, l'ambition,
l'insouciance… Pour soigner ces faiblesses, il suffit de
transmettre les valeurs du Coran à ces individus et de leur rappeler
qu'ils devront rendre compte de leurs actes dans l'Au-delà.
Newsweek, 24 février1997
Newsweek, 17 décembre 1990 | Newsweek, 18 mai 1998 |

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