Vivre selon le Coran garantit une
réelle justice

"Certes, Dieu commande l'équité, la bienfaisance
et l'assistance aux proches. Et Il interdit
la turpitude, l'acte répréhensible et la rébellion.Il
vous exhorte afin que vous vous souveniez."
(Sourate 19, "an-Nahl", Les abeilles, v. 90)

La justice est l'une des bases de l'ordre social. Chaque pays a
son propre système judiciaire. Cependant, en raison
des difficultés persistantes auxquelles les systèmes judiciaires
contemporains se trouvent confrontés, la quête d'un système idéal
continue. Le monde entier aspire à ce système juridique
idéal: l'établissement d'un mécanisme juridique dans lequel chacun
est pleinement récompensé de ses actes sans subir une quelconque
forme de discrimination. Malgré les nouvelles méthodes,
les approches différentes, les projets et les solutions conçus
pour atteindre ce modèle, l'exercice de la justice
s'apparente toutefois à une voie difficile qui reste encore à
explorer. La détérioration morale de la société est à
l'origine de ces dysfonctionnements. La
détérioration, c'est-à-dire la simple conséquence
de ne pas adhérer aux valeurs ordonnées par Dieu, cause du tort
aux individus dans tous les domaines.
Une fois de plus, cette désagrégation est à l'origine des escroqueries,
de la corruption, de la tromperie, de l'injustice et des autres
maux sociaux. La vie quotidienne abonde d'exemples. Dans le cadre
des affaires, il est courant que l'homme d'affaires trompe son
associé en détournant son argent ou ses biens personnels, sans considération
pour leur amitié ni pour les pertes matérielles et spirituelles que ce dernier
devra supporter. L'individu qui se laisse guider par son intérêt personnel
ne se soucie guère des valeurs telles que l'amitié, les liens familiaux,
la spiritualité, la cohésion sociale et la bonne moralité.
Toutes les relations que cet individu établira dans sa vie seront sous
l'influence d'un tel raisonnement puisqu'il ne tient pas compte du fait
que Dieu est conscient de tout ce qu'il fait, ni du fait qu'il devra rendre
des comptes pour ses actes. Il ne se rappelle pas que l'escroquerie n'est
qu'injustice et il continue à s'enliser dans un raisonnement corrompu.
L'exemple suivant permettra de mieux comprendre: la personne qui
estime que l'escroquerie est un crime horrible l'évitera strictement tout
au long de sa vie. Or, l'individu qui n'a pas le même jugement et qui en
plus est appâté par le profit personnel peut sans hésitation porter un
faux témoignage contre quelqu'un ou accuser à tort un innocent. Il mettra
en avant les circonstances, ses responsabilités familiales pour justifier
son crime… Quelles que soient les excuses mises en avant, la réalité est
que la diffamation est blâmable.
Cet exemple se vérifie particulièrement lorsque les intérêts des gens
sont en jeu. Ce raisonnement vaut également pour les voleurs, les
escrocs et les oppresseurs. Dans une société qui grouillent d'individus
intéressés, l'injustice, les conflits d'intérêts et le chaos sont inévitables.


Time, 22 June 1998

Sun, 6 March 2001

TIme, 7 December 1998
L'escroquerie, la corruption et le vol peuvent s'intégrer au mode de vie d'une personne qui ne vit pas selon les préceptes du Coran; c'est ce qui lui permet de garder la conscience tranquille quand elle s'engage dans des mauvais actes.

Pourtant, quelles que soient les contraintes auxquelles elle doit faire
face, une personne qui vit selon le Coran ne s'abaisse pas à commettre ces
actes ignobles et n'affiche pas un comportement qui est en contradiction
avec ses valeurs. Celui qui nourrit une grande crainte pour Dieu n'oublie
jamais qu'un jour, il sera confronté à chacune de ses oeuvres et à chacun
de ses mots. Seule la diffusion des valeurs du Coran parmi les gens peut
éradiquer l'injustice, qui est le fruit de la détérioration morale (poursuite
de ses propres intérêts, accumulation de biens, non-considération pour les
démunis, etc.). Parce qu'à travers le Coran, Dieu ordonne à Ses esclaves de
croire et de vivre selon ces valeurs supérieures afin d'être juste:

"Ô les croyants! Observez strictement la justice et soyez
des témoins (véridiques) comme Allah l'ordonne, fût-ce
contre vous-mêmes, contre vos père et mère ou proches parents.
Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux, Allah a priorité sur
eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous).
Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice.
Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez,
[sachez qu'] Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites."
(Sourate 4, "an-Nisâ",Les femmes, v. 135)

"Certes, Allah commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux
proches. Et Il interdit la turpitude, l'acte répréhensible et la rébellion.
Il vous exhorte afin que vous vous souveniez."
(Sourate 16, "an-Nahl", Les abeilles,v. 90)

L'injustice ne saurait régner dans une société où les individus saisissent
le sens de la justice telle qu'elle est décrite dans le verset mentionné
ci-dessus, parce que l'environnement empreint des valeurs du Coran et
de la Sounna exige un strict exercice de cette dernière. Certains systèmes
juridiques sont plus conciliants avec les criminels par égard à leur richesse,
leur statut ou leur appartenance sociale. Or, la famille, la richesse, le
statut etc. ne justifient aucune exception. C'est pourquoi ce cas de figure
est peu probable dans une société où la vraie justice prévaut.

Quels problèmes émergent dans les sociétés où une véritable
justice n'est pas exercée?

1. Le parjure augmente
Les témoins ont un rôle central dans la recherche de la vérité et dans
l'établissement de la justice. Sur le crédit de témoins oculaires, la part du
vrai et du faux peut rapidement être faite et par conséquent permettre à
de nombreux cas d'être élucidés. Cependant, dans les sociétés où les
valeurs du Coran et celles de la Sounna ne sont pas respectées, les témoignages
sont loin d'être fiables. Simplement parce que ceux qui n'adhèrent
pas au Coran et à la Sounna peuvent monnayer très facilement leurs mensonges
contre un service. En agissant de la sorte, ils tournent le dos à la
conduite vertueuse, qui elle, incite à dire la vérité et à défendre l'innocent.
Certaines personnes refusent de témoigner – quand bien même ce
témoignage est essentiel pour rendre justice – par peur de représailles.
Dans un verset, Dieu souligne l'importance de dévoiler la vérité:

"… Et ne cachez pas le témoignage: quiconque le cache a,
certes, un coeur pécheur. Allah, de ce que vous faites,
est Omniscient."
(Sourate 2,"al-Baqara", La vache, v. 283)

Par méchanceté ou par haine, certains individus sont prêts à fabriquer
des témoignages de toutes pièces. Ils faussent la justice en détournant
les faits et en mentant dans leurs témoignages. Un hadith du Messager
de Dieu, le Prophète Mouhammad (pbsl) explique l'importance de
la sincérité:
"Adhérez à la vérité, car la vérité conduit aux bonnes actions et les bonnes
actions conduisent celui qui les fait au Jardin. Si un homme continue à dire
la vérité et fait de la vérité son objectif, il sera reconnu en présence de Dieu
comme éminemment véridique. Évitez le mensonge, car le mensonge
conduit au mal et le mal mène au feu. Si un homme continue à mentir et faire
du mensonge son objectif, il sera reconnu en présence de Dieu comme un
grand menteur."1
Ceux qui ne vivent pas selon les valeurs du Coran et celles de la Sounna
ne respectent pas la justice, encore moins quand il est question de
leurs intérêts personnels. Ils ne réfléchissent jamais aux conséquences de
leurs faux témoignages. Ils n'ont cure de la souffrance des innocents
condamnés et enfermés à tort et de celle de leurs familles.
Dans le Coran, Dieu accorde une attention particulière à cette situation.
Il nous commande d'être justes quelles que soient les circonstances:

"Ô les croyants! Soyez stricts dans vos devoirs envers Allah
et soyez des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple
ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité:
cela est plus proche de la piété. Et craignez. Car Allah est certes
Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites."
(Sourate 5, "al-Mâ'ida", La table servie, v. 8)

Pour éviter l'injustice, le Messager de Dieu, le Prophète Mouhammad
(pbsl) disait également: "Aucun d'entre vous ne devrait juger une personne
alors qu'il est en colère."2

Aveuglés par la crainte, l'argent ou la convoitise, les gens dévient de
ce qui est droit et juste. Seule l'acquisition des valeurs du Coran les guidera
vers la voie du bien. Quelles que soient les circonstances, quelles
que soient la menace et la coercition, quel que soit le bénéfice possible,
les croyants ne tendent jamais vers le méfait, conscients que Dieu les
entoure à tout moment. Ils sont conscients que dans l'Au-delà, ils
devront rendre compte de toutes les mauvaises choses qu'ils ont accomplies
ou dites. Dans un verset, Dieu proclame que les esclaves du Tout
Miséricordieux ne font jamais de faux témoignages:

"Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages et qui,
lorsqu'ils passent auprès d'une frivolité, s'en écartent noblement."
(Sourate 25, "al-Fourqân",Le discernement, v. 72)

Il est nécessaire de noter que ceux qui placent leurs intérêts au-dessus
de la notion de justice récolteront tôt ou tard les fruits de leurs méfaits.
Le jour où ils auront besoin d'un témoin fiable, ils saisiront dans sa pleine
mesure l'injustice qu'ils ont commise. Que ceux qui ne souhaitent pas
expérimenter ce genre de situations s'efforcent de propager les valeurs
recommandées par Dieu et qu'ils adhèrent strictement aux principes
moraux du Coran!
2. La richesse et le rang deviennent des critères de jugement
En l'absence de référence aux valeurs du Coran et à celles de la Sounna,
les individus sont aujourd'hui jugés sur la base de l'argent qu'ils possèdent
et du statut social dont ils jouissent. Ce raisonnement est commun
à toutes les couches sociales et donne lieu à de nombreux comportements
qu'il faut analyser.
L'attitude du vendeur envers son client est tout à fait évocatrice. Sa
courtoisie et son attention sont fonction de ce dernier: quand son apparence
lui semble aisée, il le traite avec les meilleurs égards, si elle ne l'est
pas, il se contente du minimum. Ce comportement restera inchangé
même si les deux catégories de clients dépensent finalement la même
somme. L'apparence et le statut détermineront toujours chez ce vendeur
la manière de traiter ses clients.
Ces critères ne sont pas valables pour le musulman. Le croyant a de
bonnes manières envers tous les hommes, simplement parce qu'il s'agit
d'êtres humains. Il n'assujettit pas ceux qui l'entourent à une quelconque
discrimination préjudiciable. Afin de jauger quelqu'un, il n'a pas besoin
"d'étiquettes". Que la personne soit riche ou pauvre, qu'elle vive dans
une hutte ou dans un palais importe peu pour lui. La richesse des vêtements,
la beauté du visage, le prestige du diplôme, l'élévation du rang
social n'ont aucun sens pour lui. Dans le Coran, Dieu mentionne que
seule la foi en Lui et la proximité avec Lui représentent des critères à
retenir dans la distribution de son amour.
3. Les problèmes de l'éducation
Tout individu a un droit d'accès à l'éducation. Rien ne devrait empêcher
au nom de la religion, de la langue, de la race ou du statut, l'homme
d'améliorer ses connaissances. Toutefois, l'injustice sociale rend cela
virtuellement impossible, parce qu'elle crée des problèmes qui exigent
des solutions instantanées, le plus important étant bien évidemment la
quasi-inexistence d'une éducation gratuite. Dans beaucoup de pays, la
pauvreté prive un nombre considérable d'enfants et d'adolescents d'une
éducation de qualité. L'accès aux quelques écoles de qualité payantes est
réservé à une minorité privilégiée tandis que les individus ordinaires
doivent se contenter du minimum dispensé par le système public. Il va
sans dire que les ressources matérielles disponibles dans les écoles se
répercutent sur la qualité de l'enseignement.
Le libre choix du domaine d'études est recommandé dans la mesure
où un système éducatif qui donne la possibilité aux individus de recevoir
l'instruction sur la base de leurs intérêts, dispositions, et compétences
s'avère beaucoup plus bénéfique et productif. Cependant, de nos
jours, les conditions économiques et sociales sont telles qu'elles contraignent
les étudiants à mettre un terme à leurs études ou tout du moins à
s'orienter vers un domaine qui ne leur tient pas à coeur.


The Independent, 6 Oct. 2000

The Independent, 4 Sept. 2000

Time, 10 Juillet 2000

The New York Times, 1 Nov. 1999
L'éducation est une préoccupation universelle.

La solution à ce type de problèmes sociaux réside dans les enseignements
du Coran, puisque l'environnement empreint de ses valeurs ne
laisse pas place à des services éducatifs inadaptés. La sagesse et l'universalité
émanant du Coran inspirent aux musulmans des solutions,
notamment en matière d'éducation. En outre, une telle société ne fait
aucune distinction entre le pauvre et le riche. Comme nous l'avons mentionné
plus haut, ceux qui aiment Dieu dépensent le superflu pour en
faire bénéficier les autres. Il suffirait de diriger ces ressources excédentaires
vers les différents domaines majeurs que sont l'éducation publique
et la santé afin de juguler l'écart entre pays pauvres et pays riches. Cela
sous-entend bien entendu que les pays riches transfèrent leurs surplus
vers les pays en développement sans rien attendre en retour.
Les questions liées à l'éducation ont une importance majeure pour les
musulmans puisqu'ils sont tenus responsables de ce qu'ils inculquent
aux jeunes gens, et notamment de la sensibilité pour le Coran qu'ils
transmettent. Les principes qu'ils doivent transmettre doivent faire
briller les signes de Dieu sur terre et dans l'univers et rendre évident l'objectif
ultime de la vie. À défaut de cela, les jeunes générations, qui sont
les réceptacles des idéologies mécréantes deviendront des adultes
improductifs, inutiles pour leurs pays, nation et religion. De fait, les
jeunes sont conditionnés pour adopter des modes de vie malsains, se
détourner des bénédictions de la religion et finalement dévier. Certes,
l'homme scrupuleux qui craint Dieu ne transige pas avec une telle responsabilité.
4. Les inégalités hommes-femmes
Dans les sociétés dépourvues de réelle justice, l'inégalité entre les
hommes et les femmes est une question d'ordre social sérieuse qui génère
beaucoup de conflits. Dans certains pays, les femmes sont traitées en
citoyens de seconde-classe, voire même en proscrits. Perçues comme des
êtres fragiles en quête de protection, elles n'occupent pas de rôles dans la
société qui inspirent le respect ou l'autorité et sont souvent victimes d'abus.
Dans les sociétés où de tels préjugés prévalent, une femme au parcours
remarquable peine à se faire accepter. En général, les femmes sont
assimilées à des êtres faibles intellectuellement qui manquent de
confiance et de détermination. Si cela est vrai, il faut élargir ce jugement
à l'humanité entière.
Parmi les candidats qui postulent à un emploi, les hommes sont habituellement
préférés aux femmes, à parcours égal, à capacités égales et à
compétences égales. Cette disposition explique pourquoi les opportunités
restent très limitées pour les femmes dans le monde des affaires.


Time, 23 Dec. 1996
Socialement, aujourd'hui l'inégalité entre les sexes a des conséquences frappantes dans de nombreux pays. Ce sont des problèmes communs rapportés quotidiennement dans la presse.









The Independent, 29 Sep. 2000

Dans de nombreux pays, les femmes sont victimes de violence sur leurs lieux de travail ou chez elles.


D'autre part, l'identification personnelle de nombreuses femmes qui
est fonction de l'image que les hommes leur associent les prédispose à
accepter les rôles inférieurs qui leur sont assignés.
La discrimination sociale entre les sexes a des conséquences frappantes
dans les pays en développement. En plus du droit à l'éducation
et au travail, les femmes sont même dépossédées du pouvoir de décision
en ce qui concerne leur mariage. Toutes les décisions personnelles
qu'elles doivent prendre sont confiées aux pères ou aux maris.
Des efforts qui sont constamment fournis pour apporter des
solutions à ces pratiques défectueuses, nous n'en
citerons que quelques-uns ici. Les associations de protection
des droits de la femme, les mouvements féministes,
les séminaires, les études et les discussions aux noms de la
liberté et l'égalité n'ont pas vraiment apporté de solutions viables.
Dans la mesure où la solution universelle réside dans l'adhésion aux
préceptes du Coran, il est naturel que tous ces efforts fassent
naître davantage de complications. En effet, au sein de la société qui
suit le Coran et la Sounna aucune distinction
préjudiciable n'est faite entre les individus qu'ils soient femme,
homme, riche, pauvre, jeune ou vieux. La position sociale, la profession,
la richesse ou le sexe ne leur octroient pas de privilèges particuliers. Les
bonnes actions et la crainte de Dieu sont les seuls critères, comme le traduit
ce verset: "Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure
provision est la piété." (Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 197) Le
Coran s'adresse aux humains qui ont foi en Dieu et accomplissent des
bonnes oeuvres, indépendamment du fait qu'il s'agisse d'un homme ou
d'une femme. Dieu souligne l'importance de vivre selon les valeurs qu'Il
ordonne et Il ne fait aucunement la différence entre un homme ou une
femme. Quelques-uns des versets qui insistent sur ce point sont:

"Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres.
Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable
accomplissent la Salat, acquittent la Zakat et obéissent à
Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera
miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. Aux croyants et
aux croyantes, Allah a promis des Jardins sous lesquels
coulent les ruisseaux, pour qu'ils y demeurent éternellement,
et des demeures excellentes, aux jardins d'Eden [du séjour permanent].
Et la satisfaction d'Allah est plus grande encore,
et c'est là l'énorme succès."
(Sourate 9, "at-Tawba", Le repentir, v. 71-72)

"Les musulmans et les musulmanes, les croyants et les
croyantes, les obéissants et les obéissantes, les hommes
véridiques et les femmes véridiques, les constants et les
constantes, les hommes humbles et les femmes humbles,
les faiseurs d'aumône et les faiseuses d'aumône, les jeûneurs
et les jeûneuses, les hommes chastes et les femmes chastes,
les hommes et les femmes qui se rappellent beaucoup Allah:
Allah a préparé le pardon pour eux et une immense récompense."
(Sourate 33, "al-Ahzab", Les coalisés, v. 35)

"Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes oeuvres, tout en
étant croyant... les voilà ceux qui entreront au Paradis; et on ne
leur fera aucune injustice, fût-ce d'un creux de noyau de datte."
(Sourate 4, "an-Nisâ", Les femmes, v. 124)

Les problèmes auxquelles les femmes sont confrontées dans la
vie sociale

Dans les sociétés détachées de la religion, les femmes se retrouvent
dans des situations délicates, en particulier quand il est question de divorce.
Celui-ci est source de difficultés pour la femme quand elle est économiquement
dépendante de son époux jusqu'au moment du divorce.
D'une part, les conditions matérielles devient difficile pour les
femmes divorcées soit parce qu'elles n'ont pas ou plus le profil pour travailler
soit parce qu'elles n'ont pas droit aux aides sociales. D'autre part,
elles subissent la souffrance des relations à mesure que les exigences des
deux parties se font plus intransigeantes au moment de la rupture.
Le Coran et la Sounna règlent ces questions pour le croyant. Ils entretiennent
des relations courtoises au-delà du divorce du fait qu'ils ne se
perçoivent pas l'un l'autre simplement comme un homme ou une femme
mais comme des êtres humains qui ont foi en Dieu, et donc comme les
créatures les plus élevées de Dieu.
Le Coran dicte de nombreuses mesures pour sécuriser les droits de la
femme après le divorce et pour lui assurer un bien-être économique. Les
versets suivants nous informent du traitement et de l'assistance matérielle
dus à la femme suite à un consentement mutuel:

"Les divorcées ont droit à la jouissance d'une allocation
convenable,[constituant] un devoir pour les pieux."
(Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 241)

"… Donnez-leur toutefois – l'homme aisé selon sa capacité,
l'indigent selon sa capacité – quelque bien convenable dont
elles puissent jouir. C'est un devoir pour les bienfaisants.
Et si vous divorcez d'avec elles sans les avoir touchées, mais
après fixation de leur mahr, versez-leur alors la moitié de
ce que vous avez fixé, à moins qu'elles ne s'en désistent, ou
que ne se désiste celui entre les mains de qui est la conclusion
du mariage. Le désistement est plus proche de la piété.
Et n'oubliez pas votre faveur mutuelle. Car Allah voit parfaitement
ce que vous faites."
(Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 236-237)

"Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont
les biens sont restreints dépense selon ce qu'Allah lui a accordé.
Allah n'impose à personne que selon ce qu'Il lui a donné,
et Allah fera succéder l'aisance à la gêne."
(Sourate 65, "at-Talaq", Le divorce, v. 7)

Grâce à ces versets, on sait qu'après le divorce, il est illicite pour
l'homme de garder ce qu'il avait donné à son épouse pendant le mariage.
Tous les besoins de la femme divorcée qui sont en rapport avec le
logement sont également pris en charge par le mari pendant la période
de ‘idda. D'après le Coran, il est également interdit d'hériter des femmes
de force.
Lorsque les individus appliquent les conseils coraniques, les femmes
ne sont pas maltraitées ni déshonorées. Cela confirme qu'adhérer au
Coran permet de trouver des solutions.
5. L'égale répartition des ressources
Aujourd'hui, l'accès aux ressources entre les hommes n'est pas égal.
Le besoin en énergie d'un homme adulte s'élève à 2.800 calories par jour.
Les ressources nutritives disponibles sur la planète suffisent à satisfaire
les besoins de tous. Pourtant, une grande partie des hommes est exclue
de ces bénéfices et plus de 800 millions de personnes souffrent d'une
extrême malnutrition. Les calories absorbées quotidiennement par 75%
de la population mondiale (soit 4,03 milliards d'individus en 1991) est
bien en dessous du niveau minimum requis. En raison de l'inégale répartition
de la nourriture dans le monde, la proportion de mal nourris varie
suivant les pays. D'autres chiffres avancent que le coût approximatif
pour satisfaire les besoins fondamentaux (nourriture, boisson, eau,
hygiène, santé et éducation) des populations des pays en développement
serait de 40 millions de dollars. Ce chiffre équivaut à 4% de la
richesse combinée des 225 personnes les plus fortunées du monde.3
Ces données statistiques montrent également que les ressources excédentaires
dans certains pays ne sont malheureusement pas rendues disponibles
pour d'autres, bien qu'elles soient vitales. Dans les pays riches,
les ressources inutiles restent inutilisées quand bien même elles seraient
transférables vers les pays pauvres d'Afrique par exemple.
Les inégalités mondiales ne se font pas seulement sentir au niveau de
la nourriture et de l'eau. Elles causent également de sérieux problèmes
dans les services de santé. Aujourd'hui, les moyens financiers dont disposent
les pays développés permettent d'importantes avancées dans la
recherche médicale et donc dans la prévention et la guérison des
maladies.
En revanche, dans les pays sous-développés et en voie de développement,
des problèmes de santé mineurs représentent des menaces
sérieuses pour la population.


Un lépreux âgé de 14 ans

La lèpre est une maladie bactériologique insidieuse qui se développe
principalement dans la "ceinture de pauvreté" du globe. Cette maladie qui
afflige l'humanité depuis toujours peut être traitée assez facilement de nos
jours. Alors que seuls quelques cas isolés sont rapportés dans le monde
développé, la lèpre continue à faire de nombreuses victimes dans les pays
pauvres. La longueur et le coût du traitement expliquent pourquoi cette
maladie persiste dans ces régions. Pourtant, le fait est que l'aide médicale
des pays riches pourrait largement contribuer à éradiquer ce fléau.
Quand les problèmes de santé sont pris en compte globalement, la
lèpre ne semble être que la partie visible de l'iceberg. D'une part, dans les
pays sous-développés la technologie est impotente face à de nombreuses
autres épidémies; d'autre part, les faibles moyens financiers ne suffisent
pas à mettre un terme à ces maladies. Un premier pas pour solutionner
ces questions de santé, consisterait à s'organiser rationnellement pour
transférer l'équipement inutilisé qui dort dans les entrepôts des pays
riches vers les pays pauvres.
Les inégalités mondiales se reflètent aussi en matière de disponibilité
des technologies de l'information. Les pays développés investissent
massivement dans la recherche sur les techniques agricoles d'irrigation,
afin d'accroître les zones cultivables et éventuellement exploiter les
terres stériles comme les déserts. Aujourd'hui, le pouvoir des technologies
de l'information transforme les systèmes d'irrigation. Ceux qui sont
assistés par ordinateur ont pour objectif de minimiser les pertes en eau,
de la canaliser directement à la racine des plants sous terre et donc d'économiser
la moindre goutte. Des projets sont en cours pour exploiter
toutes les ressources aquatiques, telles que l'eau de mer ou l'eau issue
des inondations pour l'utiliser dans les déserts.


De nos jours, des terres arides peuvent devenir fertiles
aux technologies agricoles utilisées par des pays tels
que les Émirats Arabes Unis ou Israël. Cette même
technologie doit être transférée vers les pays frappés
par la sécheresse.

Ces méthodes agricoles modernes rendent la productivité possible
même dans les déserts. Assurément, il s'agit là d'une bonne nouvelle.
Cependant, l'accès à ces innovations se limite aux pays riches, tandis que
les pays en développement ne parviennent pas à exploiter leurs terres
même fertiles et sont, par la même constamment menacés par la famine.
La presse et les télévisions internationales consacrent à la misère
humaine des pages ou des heures entières d'audience afin de nous sensibiliser
à la situation de ces populations. Malheureusement, les solutions
envisagées ne s'inscrivent que dans des projets à court terme. Leurs
résultats ne sont pas durables et restent, par conséquent marginaux.
La gravité de la situation exige des solutions rapides et applicables.
Aujourd'hui, de grandes quantités de denrées alimentaires sont expédiées
dans les pays pauvres. Lorsque cette nourriture ne s'avarie pas
avant d'arriver à destination, elle s'avère être en totale inadéquation avec
les besoins des populations locales. Les associations qui organisent cette
aide manquent de crédibilité d'autant plus que parfois elles
sont touchées par la corruption.


Chaque jour, dans certains pays, des camions entiers de fruits et légumes sont jetés dans les

décharges alors que des millions d'humains meurent de faim. Il suffirait d'une allocation

rationnelle des ressources mondiales pour éviter le gaspillage et sauver des vies sur la planète.

"… Mangez de leurs fruits, quand ils en produisent; et acquittez-en les droits le jour de la récolte.

Et ne gaspillez point car Il n'aime pas les gaspilleurs." (Sourate 6, "al-An'am", Les bestiaux, v. 141)


Cet échec à élaborer des solutions concrètes est lié aux faiblesses
morales telles que l'égoïsme, les intérêts personnels, l'ambition,
l'insouciance… Pour soigner ces faiblesses, il suffit de
transmettre les valeurs du Coran à ces individus et de leur rappeler
qu'ils devront rendre compte de leurs actes dans l'Au-delà.


Newsweek, 24 février1997

Newsweek, 17 décembre 1990

Newsweek, 18 mai 1998
La faim dans le monde est le signe manifeste que nous n'utilisons pas correctement les ressources planétaires.

Comme nous l'avons mentionné dans les exemples précédents à
propos de la santé et de l'éducation, la notion de justice mettrait
un terme à la majorité des problèmes. Toutefois, il est utile de mentionner
que par distribution juste, nous n'entendons pas le partage en égale
quantité mais la satisfaction complète des besoins de chacun. Il est certain
qu'un système d'irrigation spécifique aux déserts n'aura d'utilité que
dans une zone désertique. De même, il serait aberrant qu'un pays expédie
des médicaments vers un autre, alors que le pays expéditeur en a luimême
besoin. Ce qui importe, une fois de plus, ce n'est pas que les
citoyens disposent de la même quantité de biens mais de ne plus voir les
gaspilleurs se pavaner devant les démunis. En somme, il s'agit d'éviter
la création d'un fossé infranchissable entre les pauvres et les riches.
Une fois qu'on adhère au commandement de Dieu: "Et ils t'interrogent:
‘Que doit-on dépenser en charité?' Dis: ‘L'excédent de vos
biens'." (Sourate 2, "al-Baqara", La vache, v. 219), la distribution juste
prend tout son sens et la paix apparaît spontanément.
La paix: la conséquence naturelle d'une véritable justice sécurisée
Une fois tous ces faits pris en considération, nous aboutissons à la
conclusion selon laquelle vivre selon le Coran assure une structure sociale
complètement juste, pour la simple raison que la moralité du Coran
mène à la sagesse.
L'égoïste, l'égocentrique, l'insouciant deviendront cléments au
contact du Coran, et leurs préoccupations se concentreront sur le bien et
la recherche de solutions. Une telle approche doit conduire à la résolution
des problèmes.
Quand la véritable justice règne, les individus ne se laissent pas aveugler
par leurs intérêts particuliers, ne s'abaissent pas à la fraude ni à la
violation des droits d'autrui. Les enseignements coraniques basiques
incitent à la coopération et à la clémence et c'est cela qui conduit à une
société juste. Dans cet environnement, la paix et la sécurité garantissent
la sauvegarde des intérêts d'autrui et de leurs droits. C'est pourquoi tous
les musulmans ont la responsabilité de communiquer les valeurs prônées
par Dieu ainsi que la juste religion à travers le monde. C'est là un
des plus importants devoirs du croyant:

"Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien,
ordonne le convenable, et interdit le blâmable.
Car ce sont eux qui réussiront."
(Sourate 3, "al-‘Imran", La famille de Imrane, v. 104)

"Ils sont ceux qui se repentent, qui adorent, qui louent,
qui jeûnent, qui s'inclinent, qui se prosternent,
qui commandent le convenable et interdisent
le blâmable et qui observent les lois d'Allah:
fais la bonne annonce aux croyants."
(Sourate 9, "at-Tawba", Le retour à Dieu, v. 112)

Dieu mentionne ceux qui vivent selon ces valeurs et appellent les
gens à les suivre. Le salut est réservé à ceux qui détourneront les autres
des mauvaises oeuvres:

"Puis, lorsqu'ils oublièrent ce qu'on leur avait rappelé,
Nous sauvâmes ceux qui leur avait interdit le mal et
saisîmes par un châtiment rigoureux les pervers pour
leurs actes pervers."
(Sourate 7, "al-‘Araf", Les murailles, v. 165)

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